29/09/2013

Accès aux soins des plus démunis: la sénatrice Aline Archimbaud préconise l’ouverture de nouveaux droits

 archimbaud_aline11055m.jpgOuverture de nouveaux droits, chasse aux refus de soins : la sénatrice de Seine-Saint-Denis (93) Aline Archimbaud (écologiste, photo ci-contre) avance divers moyens pour faciliter l'accès aux soins des plus démunis, dans un rapport remis à Jean-Marc Ayrault.

Dans ce document qui comporte 40 propositions, elle demande « a minima une application des textes existants », en particulier en ce qui concerne les dépassements d'honoraires des médecins, et « des sanctions pour ceux qui ne les respectent pas ».

Dans sa lettre de mission, le Premier ministre soulignait que le taux des ayants droit qui ne recourent pas à la complémentaire santé (ACS) est estimé entre 53 % et 67 % en 2011 et que celui de ceux qui n'utilisent pas la couverture maladie universelle complémentaire (CMU-C) se situe entre 10 % et 24 %.

« Les changements proposés ici sont urgents mais ils sont à notre portée, a souligné la sénatrice. Des centaines de milliers de nos concitoyens se voient refuser l'accès aux soins ou remettent à plus tard le moment de se soigner. De plus en plus nombreux sont ceux qui finissent par y renoncer », a-t-elle ajouté.

Selon l'Insee, 8,6 millions de personnes en France vivent en dessous du seuil de pauvreté (964 euros par mois), dont la moitié avec moins de 781 euros par mois. Le magazine Faire Face avait d’ailleurs consacré un dossier complet à cette thématique dans son numéro d’octobre 2011.

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28/09/2013

Visites gratuites chez les kinésithérapeutes pour les enfants et les adolescents : pas en Vendée

La FCPE fait part de son mécontentement envers les kinés de Vendée...

Source : Journal du Pays Yonnais

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Le Syndicat national des masseurs kinésithérapeutes rééducateurs (SNMKR), M’ton dos et la FCPE poursuivent la campagne de lutte contre le mal de dos.

Du 23 septembre au 5 octobre 2013, dans toute la France, les parents pourront bénéficier gratuitement pour leurs enfants en classe de CM1, CM2 ou 6è de conseils de prévention du mal de dos apportés par des kinésithérapeutes.


Alors que les enfants passent au minimum 864 heures en classe par an et que 17,9 % des élèves entre 10 et 15 ans se plaignent du mal de dos une fois par semaine (Inpes, enquête Health Behaviour in School-aged Children), alors que l’enquête de la campagne M’Ton Dos 2012 a montré que 64% des enfants interrogés avaient ressenti au moins une fois des douleurs de dos au cours de l’année, des solutions concrètes et urgentes doivent être apportées.


L’objectif de la quinzaine est de conseiller les familles afin que des actions de prévention efficaces soient mises en place dans les établissements scolaires au-delà du tout numérique.
La FCPE Vendée déplore qu’à ce jour aucun kinésithérapeute vendéen ne se soit inscrit dans cette démarche et les invite à remédier à cet oubli en contactant dès aujourd’hui le site de la SNMKR ou le Conseil Départemental de la FCPE : fcpe85@free.fr, 02.51.37.35.17

11/09/2013

Le délai de 5 ans pour changer de fauteuil roulant n'existe pas !

La Caisse Primaire d'Assurance maladie (CPAM) vient d'être condamnée pour avoir refusé le renouvellement d'un fauteuil roulant au motif du fameux délai de 5 ans minimum entre deux fauteuils. Une décision importante à savoir et faire savoir !

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02/09/2013

Par manque de dentistes en Vendée, j'étais obligé de rester sans dent...

témoignage.jpgMonsieur A. a perdu une dent sur pivot juste avant Noël. Son dentiste ne voulait pas le prendre en urgence alors que pour lui, il n'était plus question de sortir ou de rencontrer du monde, et encore moins de participer aux fêtes de famille dans cet état !

"C'est quand même lamentable de devoir en arriver là ! Rendez-vous compte : j'ai perdu ma dent montée sur pivot juste avant Noël. La secrétaire de mon dentiste ne voulait rien entendre et ne voulait pas me donner de rendez-vous avant le mois de janvier. J'ai donc décidé de me rendre chaque jour au cabinet et d'y passer mes journées tant que je ne serai pas pris en charge par mon dentiste. Je n'avais de toute façon plus que ça à faire, parce qu'avec une dent en moins devant, il est impensable d'avoir la moindre vie sociale !

Mon dentiste s'est demandé ce que je faisais là, et quand je lui ai expliqué, il m'a reçu dans son cabinet. Cela ne lui a pris que quelques minutes que de remettre ma dent ! Heureusement qu'il s'est montré plus humain que sa secrétaire..."

26/08/2013

Manque de dentistes en Vendée, débrouille toi avec ton abcès !

témoignage.jpgMadame I. est en colère. Cela fait 15 ans qu'elle consulte le même dentiste avec ses enfants et quand elle a voulu prendre un rendez-vous pour son mari : refus !

"Mon mari a eu un abcès et devait consulter en urgence un dentiste. J'ai évidemment appelé mon dentiste : ça fait 15 ans qu'on est client chez lui, que chaque année on fait les visites de contrôle. Je m'attendais à tout sauf à un refus aussi catégorique de sa part ! Il n'a jamais voulu recevoir mon mari, même avec cette urgence ! C'est quand même incroyable ces médecins qui vous laissent tomber.

On a donc été obligé de faire le tour de tous les dentistes du secteur, et on a fini par touver un jeune qui venait de s'installer. Du coup il avait de la place et il a bien voulu soigner mon mari.

Moi je viens tout juste de me casser un petit bout de dent et mon dentiste de famille ne peut me prendre que dans 3 mois ! J'ai donc appelé le nouveau dentiste de mon mari, et c'est vers lui que je vais pouvoir être soigné dans la semaine."

19/08/2013

Ophtalmologiste : 18 mois d'attente en Vendée

témoignage.jpgMonsieur B. est un quatragénaire en pleine forme. Seul petit signe de l'âge qui avance : sa vue qui commence à baisser un peu : il commence à avoir un peu de mal pour lire. Ce n'est pas sans mal qu'il vient de décrocher un rendez-vous chez un ophtamologiste pour dans 18 mois !

"Je n'ai jamais porté de lunette, et n'ai jamais eu besoin d'aller voir un ophtamologiste. Autant vous dire que trouver un ophtalmo qui accepte de me recevoir s'annonçait mal vu le manque de spécialistes en Vendée. Heureusement, ma femme et mes enfants sont suivis dans un cabinet, donc j'ai tenté ma chance. Première réponse : on ne prend pas de nouveau patient. Après insistance, la secrétaire accepte de me proposer un rendez-vous, mais ne dispose pas du planning du deuxième semestre 2013 (on est le 23 juin...)

Je rapplelle donc le cabinet le 1er juillet, et là, on me propose un rendez-vous dans 18 mais ! Pas le choix : j'ai accepté. Mais on a le temps de devenir aveugle..."

12/08/2013

Trouver un gynécologue en Vendée ? Bon courage

témoignage.jpgMadame F. se sent perdue. Sa gynécologue a cessé son activité et elle est bien en peine pour en trouver un autre.

"Des gynécos en Vendée, on n'en trouve plus ! Ma gynéco n'exerce plus et personne n'a repris son cabinet. Il a fallu se débrouiller pour trouver un nouveau médecin qui accepte de me recevoir, et ce n'est pas une mince affaire ! J'ai essuyé un nombre incalculable de refus : toute la liste des pages jaunes ! J'approche la cinquantaine et de par mes antécédents j'ai vraiment besoin d'un suivi sérieux et régulier.

Seul un gynéco d'une clinique privée a bien voulu me recevoir, mais je l'ai trouvé "olé olé"... Il m'a parlé de politique, de tout et de rien, et à la fin m'a demandé si j'avais des ganglions dans la poitrine... Je lui ai répondu que c'était peut-être à lui de me le dire !"

05/08/2013

Faute de dentistes, j'ai attendu 3 semaines avant dêtre pris en charge pour une urgence !

témoignage.jpgMonsieur D. est un jeune homme en excellente santé. Du coup, il est peu connu des médecins et cela lui a joué bien des tours lorsqu'il a eu besoin de trouver un dentiste pour une urgence.

"J'ai ressenti un jour une douleur de dents terrible. Comme cela ne passait pas, j'ai contacté un premier dentiste qui m'a expliqué ne pas prendre de nouveaux patients. Puis un second. Puis un troisième. J'ai essuyé un refus catégorique de tous les dentistes que j'appelais ! Finalement c'est ma mère qui a fait du forcing auprès de son propre dentiste qui a consenti à me recevoir 3 semaines plus tard.

Trois semaines avec une rage de dents que rien ne soulage, sans pouvoir manger normalement, sans pouvoir dormir convenablement, c'est affreux.

Je ne comprends pas que dans un pays comme le notre on puisse souffrir ainsi à cause du manque de médecins..."

01/06/2013

Dépassements d’honoraires, déremboursements, franchises…

  CREATION DE L’OBSERVATOIRE CITOYEN DES RESTES A CHARGE EN SANTE

Visuel Observatoire restes-a-charge sante

  Face à la montée des dépenses de santé non remboursables par l’Assurance maladie, le Collectif interassociatif sur la santé (CISS), le magazine 60 Millions de consommateurs et la société Santéclair ont annoncé le 27 mai la création de l’Observatoire citoyen des restes à charge en santé. Son objectif est de suivre l’évolution des sommes restant à la charge de l’usager, notamment en lien avec la progression des tarifs médicaux. 

L’indicateur de reste à charge chez les médecins spécialistes

Lorsqu’un assuré consulte un médecin spécialiste, secteurs 1 et 2 confondus, son reste à charge moyen est de 15,90 €.

Cet indicateur permet d’évaluer l’ampleur des inégalités d’un département à l’autre ; il va de 8,20 € par acte en Moselle à 37,70 € à Paris.

 

©Observatoire citoyen des restes à charge en santé

Cette carte indique le niveau du montant moyen du reste à charge par acte dans chaque département : tous actes confondus (actes cliniques tels que les consultations, et actes techniques) et toutes spécialités médicales confondues (praticiens exerçant en secteur 1 et secteur 2, hors médecine générale et orthodontie).

Trouvé sur le site du CISS

24/05/2013

Quand le refus de prendre en charge les frais de transport par la CPAM nuisent à l'accès aux soins

témoignage.jpgL'accès aux soins peut être mis à mal de bien des manières. Les refus de prise en charge des frais de transport par la CPAM en font partie.

Madame M. a un fils atteint de dysphasie lexicale et sémantique et de dyspraxie. Il nécessite une prise en charge orthophonique particulière et adaptée. Les orthophonistes les plus proches du domicile de l'enfant n'étant pas en capacité d'apporter une prise en charge efficace et bénéfique à l'enfant, la maman est orientée vers une professionnelle de Loire-Atlantique.

La maman dépose une demande d'entente préalable en octobre 2009 pour la prise en charge des frais de transport. La CPAM de Vendée refuse et décide de limiter la prise en charge à la distance séparant le domicile de l'enfant, de l'orthophoniste le plus proche.

La Commission de recours amiable de la CPAM confirme cette décision de refus en mars 2010.

En juin 2010 Madame M. saisi le TASS (Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale) pour contester la décision de la commission de recours amiable de la CPAM.

Après avoir ordonné une expertise, le TASS vient de rendre son jugement.

Le TASS rappelle que seul un impératif médical justifie le remboursement vers un lieu plus éloigné.

Il rapporte que l'expert a conclu "de façon claire, précise et dénuée de toute ambiguité que seul le suivi effectué par l'orthophoniste de Loire-Atlantique a été bénéfique pour l'enfant. Il confirme l'avis de l'orthophoniste de proximité qui indique que l'orthophonie classique n'a pas été efficace dans cette situation."

Le TASS dit donc que le suivi orthophonique de l'enfant par la professionnelle de Loire Atlantique est médicalement justifié et que la CPAM de Vendée doit prendre en charge les frais de transport objet de la demande d'entente préalable.

Deux ans et demi de procédure qui se concluent par une reconnaissance des besoins et des droits d'un enfant. Une belle victoire pour cette maman.