28/05/2014

"La CPAM de Vendée cherche-t-elle à épuiser ses assurés sociaux ?" Coup de gueule d'une assurée épuisée

témoignage.jpgMadame P. est excédée. Malgré une récente décision de justice rendue par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) obligeant la CPAM a prendre en charge ses frais de transport, elle vient de recevoir une notification de refus à une nouvelle demande d'entente préalable pour effectuer ces mêmes transports à nouveaux prescrits par son médecin.

"Je suis écoeurée de voir qu'après m'être battue 33 mois (depuis août 2011 à aujourd'hui, avec saisie de la commission de recours amiable de la CPAM, puis du TASS, 2 passages en audience devant le Tribunal, 1 expertise médicale, pour finalement obtenir gain de cause le 21 mars 2014) la CPAM de Vendée refuse à nouveau mes transports pour me faire soigner (maladie orpheline, ALD accordée) sur la Roche sur Yon chez un praticien formé et expérimenté, et ce malgré les conclusions du TASS de mars dernier.

Je ressens de la colère face à la CPAM qui ne tient pas compte des conclusions de l'expert mandaté par le Tribunal, ni des conclusions du Tribunal pour ces nouvelles demandes de transport !

Pour chaque nouveau déplacement je dois en effet reformuler une demande d'entente préalable auprès de la CPAM. Ont-il donc prévu de m'opposer un refus chaque fois, m'obligeant ainsi à saisir le Tribunal chaque fois, et subir près de 3 ans de procédure ???

Je suis révoltée et usée de devoir me "battre" à nouveau car je dois gérer mes soins et c'est déjà très lourd...

J'ai le sentiments que ces personnes qui décident dans leur bureau de ma santé, de ma vie, sont buttées, bornées !!! J'aimerais qu'ils se mettent à la place des patients !!! Qu'ils soient atteints également de ma maladie rare : ils s'apercevront à quel point le quotidien est difficile...

D'autant plus qu'en l'absence de soins, faute de prise en charge des transports en Vendée, c'est en soins intensifs sur Paris que je me retrouve ! Elle est où l'économie pour la Sécu ? Elle est où le prise en compte de la santé des assurés par la CPAM de Vendée ?

Je suis dépitée. Pour moi, l'attitude de la CPAM est proche de l'acharnement."

Madame P. a gagné devant le TASS avec le soutien de l'APF qui l'a accompagnée juridiquement. L'association va bien entendu continuer à soutenir Madame et former un nouveau recours pour l'aider à faire valoir ses droits, et surtout sa santé.

L'APF a également alerté le Président de la CPAM de Vendée et demandé son intervention.

02/02/2014

Les médecins comptent bien ne pas se laisser enquiquiner par les "handicapés" comme ils disent...

 « J'ai mal à l’accessibilité de mon cabinet médical, docteur », se plaint le patient en situation de handicap. Dans son communiqué, rendu public ce jeudi 30 janvier, MG France, premier syndicat de médecins généralistes, propose son traitement : la visite à domicile.  

 Après les maires, les hôteliers, les pharmaciens, voilà que ce sont les médecins qui se mobilisent contre les droits des personnes à mobilité réduite pourtant utiles à l'ensemble de la population (personnes âgées, blessés temporaires, parents de jeunes enfants avec poussettes, personnes en situation de handicap moteur)... La classe.

 Lire l'article de Faire Face ici

15/12/2013

Le doyen des médecins sommé par l'Ordre de la mettre en veilleuse

« Le plus vieux médecin de France » prié de ne plus s'exprimer publiquement... En voilà une drôle d'histoire. Le 27 mai dernier, « le Quotidien » publiait un portrait du Dr François Le Men, intitulé « Médecin de famille depuis 13 lustres ». Témoin rare de l'évolution du métier, le médecin de 91 ans y racontait son parcours exceptionnel  : installé depuis 1949 à Callac, dans les Côtes d'Armor, au cœur d'une Bretagne rurale, le Dr Le Men cumulait 64 ans de pratique médicale.


« Alors qu’on a beaucoup de professionnels autour de nous, une médecine de pointe, on a une très mauvaise organisation », avait-il déclaré il y a quelques mois. Ce type de sortie a-t-il déplu à certains confrères ?

Retrouver l'intégralité de l'article sur Le quotidien du médecin.fr

30/11/2013

Dépassement d'honnoraire excessif et injustifié chez l'ophtamologiste

témoignage.jpgMadame M. nous fait part de son indignation suite au dépassement d’honoraires appliqué par son ophtalmologiste.

"J'ai emmené mon petit garçon chez l'ophtalmologiste car mon médecin généraliste voulait un avis de spécialiste. A la Roche sur Yon, c'est connu, si vous ne voulez pas attendre un an, il n'y a qu'un seul ophtalmo chez qui aller... J'appelle donc ce spécialiste et là, bonne surprise, même pas besoin de préciser que c'est urgent, la secrétaire me propose d'emblée un rendez-vous dans la semaine.

J'arrive dans le cabinet, fais la queue à l'accueil pour m'annoncer, m’assois dans le couloir (la salle d'attente est remplie), et constate une vingtaine de personnes présentes qui comme moi, attendent leur rendez-vous avec le médecin qui exerce seul.

Avec juste une petite demi-heure de retard sur l'horaire annoncé, c'est notre tour.

J'entre avec mon petit garçon, l'installe sur mes genoux. L'ophtalmo prend une lampe de poche, éclaire son œil, confirme le diagnostic du médecin généraliste, tire le bas de l’œil, constate un petit problème supplémentaire, mais rien de grave.

Il tape le nom de 3 médicaments sur son ordinateur, dicte un court texte sur un dictaphone pour répondre à mon médecin, et voilà c'est fini, on se retrouve dehors tandis qu'il appelle le client suivant.

Rapide, efficace, simple. Une consultation en moins de 2 minutes, moins de 120 secondes tout compris.

Je refais la queue à l'accueil pour obtenir l'ordonnance et payer.

"62 euros s'il vous plait". Quoi ???? 62 euros ? Je pense avoir mal compris tellement ça ne me semble pas possible : 62 €, 400 francs quoi, une journée complète de travail quand on est au SMIC : 62 euros... Je fais répéter la secrétaire qui confirme. Je lui demande donc si c'est conventionné ou si on est en dépassement d’honoraires.

Elle m'indique qu'il y a un dépassement d'honoraires et que le remboursement se fera sur la base de 46 euros. Je suis déconfite.

Qu'un médecin veuille être rémunéré lorsqu'il nous reçoit en urgence, que cela bouscule son planning et donc lui donne du travail supplémentaire, pourquoi pas. Qu'un médecin veuille être rémunéré lorsqu'il effectue des examens qui nécessitent du matériel coûteux qui exige des investissements lourds, pourquoi pas. Qu'un médecin veuille être rémunéré lorsqu'il consacre beaucoup de temps à son patient, pourquoi pas.

Mais franchement, comment un médecin peut-il justifier un tel dépassement d'honoraires quand :

- il n'a consacré que 2 minutes pour la consultation et que ses assistantes n'ont rien eu à faire

- il n'a utilisé aucun matériel

- il n'a pas eu à bousculer son planning pour recevoir le patient ???

Ce dépassement d'honoraire est injustifiable et honteux.

Mon médecin généraliste qui applique des tarifs conventionnés a pris bien plus de temps que ce spécialiste, et en plus, il est moins bien payé qu'un pédiatre. La pharmacienne m'a consacré plus de temps que ce spécialiste, notamment pour m'expliquer comment utiliser les 3 médicaments, dans quel sens les administrer, et tout ça sans en être rémunérée...

Il y a un vrai problème que la sécu serait bien inspirée de prendre en compte si nous souhaitons maintenir notre système de santé et permettre à chacun d'accéder aux soins dont il a besoin..."

Scope Santé : un site officiel qui compare la qualité des soins dans les établissements de santé

La HAS (Haute Autorité de Santé) vient de lancer son site public d’information sur la qualité et la sécurité des soins dans les hôpitaux et cliniques "Scope Santé".

Les données de 5500 établissements sont facilement consultables.

Besoin d'information sur la qualité des soins dans les hôpitaux et les cliniques ?

Découvrez Scope Santé le 28 novembre 2013 http://www.scopesante.fr

20/11/2013

Réorganisation de la Santé en Pays de La loire : donnez votre avis !

Notre système de santé, est aujourd’hui performant mais inéquitable. Une réorganisation s’impose.

La stratégie nationale de santé doit définir le cadre de l’action publique pour les années à venir pour combattre les inégalités de santé et réduire les difficultés d’accès au système de soins.

Les orientations retenues trouveront une traduction concrète dès le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2014 ; leurs déclinaisons ultérieures seront soumises à débat avant d’être inscrites dans un projet de loi de santé en 2014.

Usagers, ou acteurs (professionnel, élu ou responsable d’établissement, …) l'ARS des Pays de la Loire nous invite à contribuer à ce débat national :

  • en répondant à l'enquête "Stratégie nationale de santé" en cliquant sur une des deux images ci-dessous :

 

Pour en savoir plus : .ars.paysdelaloire.sante.fr

13/11/2013

Les cabinets des kinés ne sont pas accessibles ? Restez chez vous et la sécu paiera...

témoignage.jpgMadame S. s'inquiète quant à l'inaccessibilité des cabinets des kinésithérapeutes.

"Il semble que les kinés soient bien informés de l'obligation de rendre accessibles leurs cabinets. Quoi de plus logique me direz-vous, qu'un kiné accessible ? Si on va chez le kiné c'est bien qu'on a un problème ! Ben non, l'accessibilité chez les para-médicaux n'est pas une évidence, loin s'en faut !

Il semble aussi que nos kinés s'organisent pour trouver des parades et s'affranchir de la mise en accessibilité...  Le syndicat national des masseurs-kinésithérapeutes-rééducateurs vient de publier un document dans lequel il explique ceci :

 L'accessibilité n'étant obligatoire que dans la mesure où l'établissement assure une mission de service public (ce qui n'est pas le cas de la plupart des cabinets libéraux), on peut mettre en avant des mesures de substitution simples :

1- La possibilité de soigner à leur domicile les personnes qui ne pourraient avoir accès à notre cabinet du fait de leur handicap,

2- La possibilité de diriger les patients vers des cabinets accessibles voisins lorsque ceux-ci existent.

J'ai envie de poser une petite question d'ordre strictement financier (ben vi, l'intérêt des personnes, la question de la dignité humaine n'est même pas à poser : si c'est l'humanisme qui guidait la réflexion et la décision humaine, ça fait belle lurette que tout serait accessible et qu'on n’exclurait pas ainsi toutes les personnes handicapées motrices...)

Question donc : vaut-il mieux payer durant les décennies à venir les frais de déplacement des kinés, ou vaut-il mieux investir pour une mise en accessibilité de leurs cabinets ? Vaut-il mieux continuer à creuser encore un peu plus le trou de la sécu pour faire perdurer la ségrégation envers les personnes handicapées, ou vaut-il mieux faire preuve de courage en imposant la mise en accessibilité de ces espaces dits de santé ?"

Pour lire le document du syndicat, cliquez ici. Il s'agit d'un communiqué de presse du 1er novembre

Le 9 novembre, ce même syndicat publiait un autre communiqué qui se conclut par: "comme le million de patients soignés chaque jour, ayez le réflexe kiné !" (voir ici)

Nous on a envie de dire aux Kinés : "Par respect des 2,3 millions de Français handicapés moteurs, et de toutes les personnes à mobilité réduite (personnes âgées, parents de jeunes enfants en poussette, blessés temporaires), ayez le réflexe accessibilité !"

Des médecins agréés non accessibles, même par les sous-sols...

témoignage.jpgMadame L. est indignée de constater que les cabinets des médecins agréés de Loire-Atlantique qui doivent rendre un avis médical obligatoire en vu du renouvellement des permis de conduire des personnes en situation de handicap ne sont même pas accessibles.

"Je tiens à vous faire part de mon étonnement, pour ne pas dire plus.

Mon amie a pris rendez-vous auprès de l'un des médecins agréé de la liste, et s'y est donc rendue en fauteuil roulant électrique. Ho surprise ! Trois marches ne lui permettaient pas d'entrer ! Il fallait passer par un garage en sous-sol pour accéder à l'ascenseur... Et là, re-surprise : l'ascenseur était trop petit pour y entrer en fauteuil électrique !

Non seulement ces médecins agréés sont imposés aux personnes en situation de handicap, mais ils ne sont même pas accessibles !"

29/10/2013

Accès aux soins : toujours plus d'exclus en France selon Médecins du Monde

  533703729.jpgÀ la veille de la Journée mondiale du refus de la misère, Médecins du Monde a présenté ce mercredi 16 octobre son rapport annuel sur l’état de santé des plus démunis en France. Inquiétant : l’association constate, chiffres à l’appui, une dégradation de l’accès aux soins et aux droits des plus pauvres.

En France, les malades sont de plus en plus nombreux à frapper à la porte de Médecins du Monde. En 2012, l’association qui assure un accès aux soins aux plus démunis (SDF, migrants, usagers de drogue…) a suivi 30 500 patients dans ses 20 centres. Soit 33 % de plus qu’il y a cinq ans. Ce public, largement ignoré dans les statistiques officielles de santé publique, cumule souvent des problèmes de santé avec des conditions de logements précaires (à 70 %) et des revenus sous le seuil de pauvreté (à 98 %).

« Plus inquiétant encore, le nombre d’enfants venant consulter dans nos centres a augmenté de 69 % depuis 2008 », souligne le rapport annuel de Médecin du Monde qui dresse un bilan sans surprise ni concession de la situation : « La crise économique aggrave les difficultés des plus pauvres à se soigner (…). Pourtant, les dispositifs mis en place par l’État pour leur garantir un accès aux soins et aux droits fondamentaux s’avèrent toujours insuffisants. »

Pour lire la suite, cliquez sur ce lien vers le Blog Faire face...

06/10/2013

Les dentistes ne doivent pas être de simples arracheurs de dents !

témoignage.jpgMonsieur B. a subi une drôle de déconvenue avec son dentiste qui a entamé des soins, sans lui préciser qu'il refuserait d'aller jusqu'au bout... Au final il se retrouve sans dent et sans dentiste.

"Lors d'une visite de contrôle chez mon dentiste, il a repéré une dent fêlée. Je ne m'étais rendu compte de rien car cela ne provoquait ni gène ni douleur. Il m'a expliqué qu'à terme la dent pourrait se casser et m'a conseillé de la retirer, ce que j'ai accepté. Dans la foulée, la dent fêlée est donc arrachée.

Lorsque j'ai souhaité fixer un prochain rendez-vous pour poser un implant, mon dentiste a refusé ! Je suis en situation de handicap et il refuse de me poser un implant estimant que "c'est trop risqué". Avec mon épouse, on a passé des dizaines de coups de téléphone : d'abord aux alentours de notre commune, puis sur l'ensemble de la Vendée, et au final partout en France jusqu'en Alsace ! Aucune dentiste n'a accepté de me soigner.

C'est finalement un dentiste qui nous a parlé de l'école de dentistes de Nantes qui prend des patients pour permettre aux étudiants de s'entraîner... Je n'ai pas encore effectué les démarches et je crois bien que je vais laisser tomber, et rester sans ma dent...

Si mon dentiste m'avait dès le départ informé qu'il refuserait d'aller au bout des soins, je n'aurais pas accepté qu'il m'arrache la dent, et je l'aurais conservée ainsi puisque cela ne me gênait en rien..."