16/10/2012

Offre de soins de premier recours : proximité ne rime pas toujours avec accessibilité

L'INSEE a publié une enquête sur l'offre de soin de premier recours. En voici le résumé :

"La quasi-totalité de la population française habite à moins de 15 minutes d'un médecin généraliste, d'un infirmier et d'un masseur-kinésithérapeute. Cependant, les patients ne consultent pas toujours le professionnel de santé le plus proche pour les soins de premier recours. Ce phénomène est particulièrement marqué pour les spécialistes en accès direct : gynécologues et ophtalmologues. L'utilisation d'un nouvel indicateur d'accessibilité, dépassant les simples distances aux professionnels et tenant compte des tensions locales entre offre et demande de soins, permet de mieux appréhender les disparités territoriales d'accès aux soins. Le choix de la commune de recours, lorsque ce n'est pas la plus proche, est souvent lié à sa taille ou sa proximité avec le lieu de travail du patient."

Pour lire l'intégralité de ce rapport fort intéressant, cliquez ici

Et vous ? Consultez-vous le médecin le plus proche de chez vous ?

Si non, pourquoi ? (dépassement d'honoraires, innaccessibilité des locaux ou du matériel, ne prend plus de nouveaux patients, etc ?). Postez votre commentaire ci-dessous pour partager votre expérience !

08/10/2012

Accéder à la santé : un parcours d'obstacles pour les personnes handicapées - dossier des ASH

"Lacune de la formation des médecins, lieux de soin inaccessibles, tarifs trop élevés..., se soigner relève de la mission impossible pour bien des personnes en situation de handicap. Les pouvoirs publics commencent à se saisir du sujet, mais trop lentement, selon les associations, alors que la situation s'aggrave."

C'est ainsi que débute un article fort intéressant paru ce mois-ci dans les ASH.

Pour consulter l'article : cliquez ici.

Dans l'article, il est fait état du "dossier de liaison pour enfants et adultes dépendants" qui permet d'améliorer la continuité de l'information lorsqu'un patient en situation de handicap, qu'il vive à domicile ou en établissement, est hospitalisé.

Téléchargez ce dossier ici.

02/05/2012

Renoncement aux soins: actes de colloque 2012 par la direction de la recherche, des études de l'évaluation et des statistiques

RF.jpg

L’accès aux soins est un enjeu extrêmement fort dans notre pays. Le rapport du Haut conseil de santé publique sur les inégalités sociales de santé préconise de prendre pour indicateur de suivi le renoncement aux soins pour raisons financières qui permet de repérer l’évolution de l’accès aux soins dans notre pays au niveau national, territorial et par groupe de population.

Gaétan Lafortune économiste à l’OCDE, présente des comparaisons internationales situant la France par rapport à d’autres pays de l’OCDE. Ces éléments de contexte aident à interpréter les comparaisons sur le renoncement aux soins pour raisons financières et sur d’autres indicateurs d’accès aux soins.

Par exemple, "L’étude du renoncement aux soins pour raisons financières confirme le lien entre couverture complémentaire et accès aux soins. Elle montre également que des facteurs socio-économiques de long terme, c’est-à-dire s’inscrivant tout au long de la vie des individus, sont à l’oeuvre dans l’accès financier aux soins. Même si la CMUC offre une protection contre le renoncement aux soins pour raisons financières aussi bonne que celle offerte par les meilleurs contrats individuels d’assurance maladie complémentaire, des disparités d’accès persistent, à niveau d’assurance donné, entre les groupes sociaux. Les résultats des travaux sur le renoncement suggèrent donc que la question de l’accès est plus vaste que celle du droit d’accès et qu’elle ne peut être totalement réglée ni avec l’universalisation de l’assurance santé ni avec l’attribution d’une complémentaire aux plus pauvres."

 

Vous pouvez prendre connaissance de l'enselmble des actes_sur le renoncement_aux soins_2012.pdf

Accès aux soins des plus démunis...

CMU, ACS, AME, dix ans après, revaloriser et simplifier les dispositifs pour réduire le non-recours à la couverture maladie et améliorer l’accès aux soins des plus démunis

Avis du CNLE du 5 juillet 2011 

CNLE.jpg

"Les membres du CNLE ont consulté avec intérêt le rapport sur l’évaluation de l’aide médicale de l’Etat (AME), publié le 9 juin 2011 par le Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale. Ils tiennent à souligner, comme les auteurs du rapport, les députés Claude Goasguen et Christophe Sirugue, que ce dispositif est nécessaire et doit être préservé, pour des impératifs de santé individuelle et de santé publique qui imposent le maintien de l’accès aux soins."

Vous pouvez lire l'intégralité de l'Avis_CNLE_sur_acces_aux_soins.pdf

Payer peut nuire à votre santé: une étude de l'impact du renoncement financier aux soins sur l'état de santé...

 etude.jpg"Cet article propose d’analyser des déterminants du renoncement aux soins pour raisons financières, puis d’étudier ses conséquences sur l’évolution de l’état de santé quatre ans plus tard à partir des données de l’Enquête santé protection sociale (ESPS).L’analyse des déterminants du renoncement montre le rôle important joué par l’accès à une couverture complémentaire, au côté de celui de la situation sociale présente, passée et anticipée. L’analyse montre ensuite que les difficultés d’accès aux soins contribuent aux inégalités de santé."

 "Au-delà de l’aspect méthodologique, nous montrons que le renoncement aux soins pour raisons financières pointe un problème de santé publique parce qu’il touche une part importante de la population, qu’il est concentré dans certains groupes sociaux, et parce qu’au final, il affecte significativement l’état de santé général mesuré par l’état de santé subjectif. Notre étude montre que les barrières financières à l’accès aux soins ont un impact significatif sur l'état de santé de la population."

Vous pouvez lire l'intégralité de l'étude sur l'Impact du Renoncement Financier aux Soins sur l'Etat de Sante.pdf qui a été réalisée par l'Institut de recherche et de Documentation en Economie de la Santé (IRDES) www.irdes.fr

 

26/04/2012

Le Programme Régional de Santé des Pays de la Loire...

PRS.png

 

Le programme régional de santé a pour ambition:

"• d’améliorer l’espérance de vie sans incapacité et le taux de mortalité évitable avant 65 ans des ligériens par une politique de promotion de la santé à destination de tous, tout en agissant en direction des populations les plus vulnérables, les plus isolées.

• de faire progresser l’organisation du système de santé en s’appuyant sur des professionnels compétents et mobilisés, sur des démarches innovantes et sur la mise en place de parcours de santé individualisés et coordonnés.

• de faire face à l’augmentation de la population, du nombre de personnes vivant avec une maladie ou un handicap en répondant à leur besoin d’accompagnement personnalisé.

Ce projet vise à construire un système plus intégré autour de chaque personne en améliorant la pertinence de la réponse fondée en particulier sur la qualité du travail en équipe pluridisciplinaire. Ce défi nécessite de fixer des priorités, des actions dans le cadre d’une augmentation des moyens consacrés à la santé qui devra être conforme en région à l’évolution fixée au plan national.

Le Projet régional de santé est l’affaire de tous : porteurs de politiques publiques, professionnels de santé, habitants des Pays de la Loire."

Le PRS fise des engagements dans chaque département de la région pour améliorer la santé via un Projet territorial.

En Loire Atllantique il s'agit de faire évoluer l’offre d’accompagnement des personnes vieillissantes en situation de handicap en lien avec le conseil général de Loire-Atlantique. En Maine et Loire, les priorités fixés sont tournées par exemple vers les personnes en situation de handicap. En Mayenne, par exemple il s'agit de renforcer la coordination des acteurs. En Sarthe, il s'agit par exemple de développer l'accès aux porfessionnels de premier secours. En Vendée, il s'agit de prioriser sur l'installation et l'organisation des professionnels de santé.

 

Vous pouvez  consulter la Présentation du Programme Régional de Santé des Pays de La Loire.pdf

 

23/04/2012

Étrangers malades : un droit au séjour de plus en plus difficile à faire valoir

Voici un article du magazine FAIRE FACE sur le thème des personnes étrangère malades.

« La réforme du droit au séjour pour soins adoptée le 16 juin 2011 porte ses premiers fruits pourris. » L’Observatoire étrangers malades, mis en place fin 2010 par l’association Aides qui dresse ce constat amer, vient de rendre son premier rapport. Sa publication intervient moins d’an an après l’adoption de la loi Besson sur l’émigration qui a considérablement durci l’accès au droit au séjour pour les étrangers malades.

Depuis, l’étranger qui vit en France et dont « l’état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait entraîner pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité » ne peut plus obtenir une carte de séjour temporaire qu’en cas d’« absence » du traitement approprié dans son pays d’origine. La précédente loi était moins restrictive, puisqu’elle posait comme condition qu’il ne puisse  effectivement [y] bénéficier du traitement approprié ». Pour lire la suite: www.faire-face.fr

 

18/04/2012

La FEHAP et la Nouvelle Fabrique des Territoires publient une étude inédite sur les inégalités territoriales d’accès aux soins

 

La FEHAP, en collaboration avec Emmanuel Vigneron et Sandrine Haas, de La Nouvelle Fabrique des Territoires (NFT), a réalisé une nouvelle étude intitulée « Les clefs de l’accès aux soins, réalités d’aujourd’hui en France. Inégalités sociales et territoriales » consacrée aux problématiques de l’accessibilité aux soins.

Cette étude part du constat que de nombreux Français sont quotidiennement confrontés à de réels problèmes d’accès aux différents soins et services : éloignement, horaires, délais, listes d’attente, honoraires et restes à charge élevés.

Ce travail pose la question cruciale de l’égalité entre les territoires, souvent liée aux disparités économiques, qui entraînent des difficultés d’accessibilité financière, temporelle, culturelle et linguistique. Il s’inscrit pleinement dans les propositions de la FEHAP, adressées aux candidats à l’élection présidentielle de 2012, visant notamment à résorber les déserts médicaux et à permettre à tous un accès aux soins de qualité.


Téléchargez l’étude complète au format pdf :

- Les clefs de l’accès aux soins, réalités d’aujourd’hui en France. Inégalités sociales et territoriales (pour télécharger un exemplaire de l'étude, cliquez sur le lien puis sur "Download")
-  Retrouvez les propositions 2012-2017 de la FEHAP « Pour une solidarité active au service de nos concitoyens et de leur santé »

Cliquez sur l'image pour visualiser l'étude:

 

16/04/2012

1/3 des Français déclarent que les propositions des candidats sur l’accès aux soins pourront avoir un impact sur leur vote

santé après 2012.jpg

Le CISS a posé aux différents candidats à l’élection présidentielle plusieurs questions sur le système de santé, afin de préciser leurs propositions en matière de santé et d’accès aux soins. Voici les principales questions posées :

- Dépassements d’honoraires : pour ou contre la suppression du « secteur 2 », c’est-à-dire de la liberté tarifaire des médecins ?

- Déserts médicaux : les mesures incitatives à l’installation des médecins sont-elles suffisantes ou insuffisantes pour répondre à leur mauvaise répartition sur le territoire ?

- Financement de l’assurance maladie : pour ou contre la poursuite du transfert de prise en charge du régime obligatoire (Sécurité sociale) vers celui des complémentaires (mutuelles et assurances) ?

Alors que 42% des Français (1) déclarent « ne pas connaître » les propositions des candidats, et 44% les juger « pas ou peu pertinentes », le CISS propose aux internautes de découvrir leurs propositions, de les décoder, de les commenter et de les apprécier sur www.quellesanteapres2012.org.

Les propositions des candidats sont aussi à interpréter à l’aune de l’opinion des Français(1) :

- Concernant les dépassements d’honoraires, ils sont 52% à affirmer qu’il faut les encadrer et même 35% les interdire… contre 12% estimant qu’il faut maintenir la possibilité pour les médecins exerçant en secteur 2 de fixer eux-mêmes leurs dépassements d’honoraires.

- Concernant les déserts médicaux, ils sont 58% à souhaiter l’encadrement de l’installation des médecins plutôt que l’augmentation des aides incitatives pour les amener à exercer dans les zones où ils sont absents.

Pour lire la suite: http://www.leciss.org/

 

 

12/04/2012

Deux tiers des Français hostiles aux franchises médicales, selon un sondage CSA/AIDES


Dans un sondage CSA réalisé pour l'association de lutte contre le sida AIDES* et publié le 10 avril, une majorité de Français reste hostile aux franchises médicales.


Instaurées les 1er janvier 2005 (1 € non remboursé sur toute consultation médicale) et 2008 (0,50 cts de retenue sur les boîtes de médicaments), elles sont considérées par deux tiers des personnes interrogées (65 %) comme pénalisantes pour les personnes les plus malades ou les plus démunies et peuvent générer un retard dans l'accès aux soins.    

                            

Ce sondage montre également l’attachement des Français aux valeurs de solidarité et d’égalité devant le soin. En effet plus de 8 sur 10 se disent favorables à une dispense de paiement des franchises pour : les personnes touchées par une maladie chronique ou en affection longue durée (87 % d’opinions favorables) ; celles vivant sous le seuil de pauvreté (moins de 954 € par mois), comme les bénéficiaires de minima sociaux par exemple (80 % d’opinions favorables).

 

Lire la suite sur Faire Face, ici