22/11/2012

Faut-il menacer de saisir la CRUQPC pour voir respecter son protocole de soins ?

témoignage.jpgMadame P. nous fait part de sa difficulté à faire respecter le protocole de soins qui a été élaboré par ses médecins d'un centre hospitalier, avec accord de la CPAM.

"Alors que je dois bénéficier d'une prise en charge par neurostimulations magnétiques transcrâniennes tous les deux mois, le centre hospitalier qui me suit ne m'a pas adressé de convocation à la date prévue. J'ai du relancer le secrétariat des médecins à deux reprises avant de m'entendre répondre qu'il n'y avait de place. Je devais attendre 4 mois supplémentaires ! Le secrétariat m'a dit : "Vous n'êtes pas la seule, on a des problèmes de planning : vous êtes sur une liste d'attente. Si vous avez une crise, allez voir votre médecin traitant, et si besoin, il vous fera hospitaliser"

J'ai bien essayé de rappeler qu'il y avait ma santé en jeu, qu'un protocole de soins avait été défini, mais rien à faire. J'étais démoralisée et surtout dégoûtée, avec la sensation qu'on me laissait tomber.

Le lendemain, c'est de la colère que j'ai ressentie. J'ai alors rappelé le secrétariat, et menacé d'informer la CRUQPC de cette situation (Commission des Relations avec les Usagers pour la Qualité de la Prise en Charge). Réaction immédiate : "Non non, ne faites pas ça, j'informe tout de suite le médecin. Je vous mets en attente, et je vous reprends". Dans les 5 min qui ont suivi j'ai obtenu mon rendez-vous, et n'étais plus sur liste d'attente !

Conclusion : Il est regrettable de constater qu'il faut se fâcher et se montrer menaçant pour avoir le droit de se faire soigner conformément à ce qui a été convenu avec le médecin lui-même ! Pour moi ça confirme une médecine à deux vitesses : le patient qui râle peut se faire soigner, et celui qui se soumet doit subir la douleur. C'est un grave problème selon moi, car on n'a pas toujours la force de se battre quand on est malade"

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