24/10/2012

L'accès aux soins des personnes handicapées : témoignons pour le rapport ministériel à venir !

A la demande de Marie-Arlette Carlotti, Ministre déléguée en charge des personnes handicapées et de la lutte contre l'exclusion, Pascal Jacob doit formuler des propositions pour améliorer l'accès aux soins des personnes handicapées. Sa lettre de mission précise qu'il doit s'appuyer "sur la parole des usagers, afin d'illustrer les situations rencontrées"

Témoignez !

Pour témoignez, remplissez le questionnaire en ligne, ou téléchargez le questionnaire pour le renvoyer complété à l'adresse blogsante.apfpdl@free.fr

Dépassements d'honoraires : "un accord au rabais" pour le CISS

 logo-le-ciss.jpgLe Collectif interassociatif sur la santé (CISS), dont fait partie l'APF, dénonce l'accord obtenu entre les syndicats de médecins et l'assurance maladie pour encadrer les dépassements d'honoraires. Les négociations se sont terminées par un fiasco pour les patients, "les pigeons de la farce!".

Le CISS demande au gouvernement et au président de la République de s'exprimer sur cet accord et souhaite que la justice soit saisie sur la légalité de celui-ci.

Pour lire le communiqué de presse complet, cliquez ici.

16/10/2012

Offre de soins de premier recours : proximité ne rime pas toujours avec accessibilité

L'INSEE a publié une enquête sur l'offre de soin de premier recours. En voici le résumé :

"La quasi-totalité de la population française habite à moins de 15 minutes d'un médecin généraliste, d'un infirmier et d'un masseur-kinésithérapeute. Cependant, les patients ne consultent pas toujours le professionnel de santé le plus proche pour les soins de premier recours. Ce phénomène est particulièrement marqué pour les spécialistes en accès direct : gynécologues et ophtalmologues. L'utilisation d'un nouvel indicateur d'accessibilité, dépassant les simples distances aux professionnels et tenant compte des tensions locales entre offre et demande de soins, permet de mieux appréhender les disparités territoriales d'accès aux soins. Le choix de la commune de recours, lorsque ce n'est pas la plus proche, est souvent lié à sa taille ou sa proximité avec le lieu de travail du patient."

Pour lire l'intégralité de ce rapport fort intéressant, cliquez ici

Et vous ? Consultez-vous le médecin le plus proche de chez vous ?

Si non, pourquoi ? (dépassement d'honoraires, innaccessibilité des locaux ou du matériel, ne prend plus de nouveaux patients, etc ?). Postez votre commentaire ci-dessous pour partager votre expérience !

10/10/2012

Les usagers du système de santé privés de voix ?

 CISS.jpgDans un communiqué intitulé « Des patients plutôt morts que vifs ? », le Collectif interassociatif sur la santé (CISS) s’insurge du fait que depuis la loi du 4 mars 2002 prévoyant que les associations agréées représentent les usagers du système de santé dans les instances où se prennent les décisions qui les concernent, les moyens de représentation n’ont pas été accordés.

Et aujourd’hui encore, le nouveau gouvernement, malgré ses déclarations pleines de bonnes intentions, ne semble pas sur le point de le faire !

Ainsi, la proposition du CISS de créer un fonds pour financer la représentation des usagers dans le prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale a été écartée.

Le CISS doit rencontrer la ministre de la Santé très bientôt. A suivre…

Pour lire le communiqué complet, cliquez ici

source : http://www.reflexe-handicap.org/

08/10/2012

Accéder à la santé : un parcours d'obstacles pour les personnes handicapées - dossier des ASH

"Lacune de la formation des médecins, lieux de soin inaccessibles, tarifs trop élevés..., se soigner relève de la mission impossible pour bien des personnes en situation de handicap. Les pouvoirs publics commencent à se saisir du sujet, mais trop lentement, selon les associations, alors que la situation s'aggrave."

C'est ainsi que débute un article fort intéressant paru ce mois-ci dans les ASH.

Pour consulter l'article : cliquez ici.

Dans l'article, il est fait état du "dossier de liaison pour enfants et adultes dépendants" qui permet d'améliorer la continuité de l'information lorsqu'un patient en situation de handicap, qu'il vive à domicile ou en établissement, est hospitalisé.

Téléchargez ce dossier ici.

05/10/2012

Osez témoigner !

Depuis le lancement du Blog Santé des Pays de la Loire, nous avons enregistré 5240 visites, preuve que la question de l'accès aux soins intéresse !

Et pourtant, vous êtes encore trop nombreux à poster votre témoignage : osez !

Le but de cette collecte de témoignages est de repérer les problématiques qui se répètent en matière d'accès aux soins (dans tous les domaines : juridique, relationnel, accessibilité, qualité de soin et d'accompagnement, etc). Ce recueil servira de base de construction de nos revendications pour que l'organisation de notre société en matière de soins évolue en faveur des patients.

Mobilisons-nous : ensemble nous serons plus forts, et mieux écoutés !

Pour témoignez, remplissez le questionnaire en ligne, ou téléchargez le questionnaire pour le renvoyer complété à l'adresse blogsante.apfpdl@free.fr

Inaccessibilité d'un centre de santé

témoignage.jpgMonsieur T. nous rapporte les difficultés rencontrées lors d'une visite au centre de Santé en Vendée, du fait de l'inaccessibilité des lieux.

"Mon épouse et moi-même sommes en fauteuils roulants. Nous avions prévenu de notre visite. Malheureusement, à notre arrivée, ce que je qualifie de "monte-charge" était en panne. Les personnels, fort sympatiques, nous ont monté à la force du poignet ! Pour notre départ, le monte charge était à nouveau en service, mais...

- plate forme trop petite en longueur et en largeur

- matériel pas totalement sécurisé

- commandes actionnées par un tiers, donc adieu autonomie...

J'ai bien adressé un courrier au responsable pour l'alerter sur cette dangorosité, et sa responsabilité, car il est inadmissible que l'état lui-même s'exonère de ses obligations !"

Hospitalisation et présence de l'auxiliaire de vie

témoignage.jpgMadame Z. est en situation de handicap moteur. Elle nous rapporte la difficulté qu'elle a rencontrée lors d'une hospitalisation, pour assurer la continuité de sa prise en charge par son auxiliaire de vie.

" Lorsque j'ai été me faire opérer, j'ai demandé à ce que mon auxiliaire de vie soit à mes côtés dans la même chambre. Cette demande a été faite au 1er rdv avec le chirurgien qui dans un 1er temps a répondu que pour 2 jours ça serait possible mais pas plus.  Je ne connais pas la raison de cette restriction, alors que tous les frais occasionnés étaient pris en charge par moi-même.

Donc le jour de l'hospitalisation mon auxiliaire de vie était là, ainsi que le lendemain pour l'opération. Mais le lendemain elle devait partir. J'ai donc interpellé le cadre infirmier du service ainsi que l'assistante sociale de l'hôpital, et  l'APF qui a également contacté l'hopital. 

Malgré ces démarches, il ne m'a pas été accordé la présence de mon auxiliraire plus longtemps, au motif que les professionnels de l'hôpital était là pour assurer ma prise en charge. 

Il aura fallu une toilette un peu difficile pour que finalement, mon auxiliaire soit autorisée à rester à mes côtés, et assurer les actes de la vie quotidienne qu'elle a l'habitude de réaliser.

Une hospitalisation est déjà difficile à vivre : il aurait été préférable que ça soit plus simple d'obtenir cet accord."

01/10/2012

Disparition du percussionnaire : la vie des patients est en péril

témoignage.jpgMonsieur C. est kinésithérapeute. Il veut allerter sur les conséquences de la disparition du percussionnaire depuis quelques mois (il s'agit d'un appareil facilitant le désencombrement bronchique)

"Le drame, c'est que depuis plusieurs années de nombreux patients ont bénéficié de cette technologie, avec une baisse significative de séjours en réanimation, une diminution des jours d'absence pour les enfant scolarisé et surtout une qualité de vie optimale.

Actuellement, impossible d'équiper de nouveaux patients, et toutes les machines qui tomberont en panne, ne seront pas remplacées. C'est un risque majeur que l'on fait prendre aux patients qui ont besoin de ces outils, tous les jours.

Dans quelques mois nous risquons de voir de nombreuses hospitalisations, et la mise en péril de la vie des patients.

Il faut que les associations et les patients se mobilisent auprès des prestataires et de pouvoirs publiques pour éviter cette impasse.
Une journée de réanimation coûte 2500€, un IMP2 (qui n'est plus fabriqué, ni réparable 12000€) l'économie est vite réalisée pour la qualité de vie du patient.

Les usagers doivent réagir avant que les problèmes ne se posent. En tant que soignant, nous sommes démunis et nous ne pouvons plus faire prendre en charge correctement nos patients sur le plan respiratoire.

Merci de vous mobiliser auprès de l'APF, de l'AFM, des pouvoirs publiques, nous ne pouvons pas attendre les problèmes pour réagir, la vie et la santé des patients est en péril."