28/09/2012

Quand un établissement de soin provoque... la dépendance

témoignage.jpgMonsieur R. nous explique à quel point l'inaccessibilité de l'hôpital est insupportable.

"Lors de mon hospitalisation, j’ai été obligé de prendre un fauteuil roulant manuel du fait de l’étroitesse de la chambre, alors que je me déplace en fauteuil roulant électrique habituellement.

Les toilettes n’étaient pas accessibles : même le déambulateur n’y passait pas.

Mon voisin de chambre était obligé de sortir de la chambre pour que puisse passer avec le déambulateur et a fortiori avec le fauteuil roulant.

Il n’y avait qu’une seule douche accessible pour tout le service.

Ces difficultés d’accessibilité m’ont rendu dépendant des personnels, accentuant mon isolement. 

Cette inaccessibilité de la chambre a fortement impacté mon moral.

J'ai adressé un courrier au directeur de l'établissement. On m'a indiqué que les locaux étant anciens, qu'aucune solution ne sera possible pendant encore au moins 5 ans. Les services techniques vont néanmoins proposer des améliorations pour les toilettes adaptés de la Neurologie Charcot et du Service gérontologique situé au même niveau."

26/09/2012

Etre acteur de sa santé quand on a des difficultés d'élocution. Les équipes soignantes sont-elles prêtes ?

témoignage.jpgMonsieur R. nous rapporte la mise à l'écart qu'il a ressentie lors de son hospitalisation. Il pense que c'est lié aux difficultés d'élocution qu'il rencontre.

"Je n’ai pas été satisfait de la qualité de ma prise en charge lors d'une hospitalisation d'une semaine.
 Ayant des difficultés d’élocution, j'estime que l'équipe soignante n’a pas pris le temps de m’écouter suffisamment, ni de m’expliquer quoi que soit.

J’avais préparé un classeur regroupant mes ordonnances, des comptes-rendus médicaux et une fiche récapitulative de mes traitements journaliers. Le premier jour, les médecins sont entrés dans ma chambre et ont emporté avec eux ce document sans me dire un mot. A ma sortie, ils l’ont rendu au taxi sans rien me dire.

Lorsque mon traitement a été estimé réajusté, on ne m’a rien dit. Les soigants ont appelé ma femme pour lui transmettre les informations sans m’avoir consulté préalablement. Malgré l’insistance de ma femme à ce qu’on m’informe directement avant de passer par son intermédiaire, cela n’a pas été fait.

On ne m’a jamais expliqué ce que l’on me donnait en traitement, on ne m’a pas expliqué les effets secondaires possibles, les implications sur mon état physique et moral. Cela m’a pourtant fatigué, et le cumul de cette fatigue, du manque de dialogue et de l’inaccessibilité de la chambre (voir second témoignage) ont fait qu’à ma sortie j’avais le moral en berne."

25/09/2012

Se faire détarter les dents à Laval quand on est polyhandicapé ? Pas possible

témoignage.jpgMadame R. témoigne de ce qu'elle et sa fille ont subit dans un cabinet dentaire de Laval :

Mon dentiste a refusé de regarder la bouche de ma fille polyhandicapée. Il m'a montré ses mains et m'a précisé que c'était son outil de travail et qu'il voulait le conserver.
Je me trouve ainsi dans l'obligation d'aller au centre dentaire de Rennes, même pour un simple détartrage. Cela me fait perdre une demi-journée et coûte à chaque fois un transport VSL.

24/09/2012

Faute de place en établissement d'hébergement, Monsieur D. ne voit plus son fils

témoignage.jpgMonsieur D. nous explique la situation déchirante qu'il subit du fait du manque de place en établissement d'hébergement en Vendée. Son fils adulte, en situation de handicap moteur, vit en région parisienne, tandis que lui vit en Vendée.

Monsieur D. n'est pas venu s'installer en Vendée pour la plage ou le soleil. Il est venu un Vendée, vivre dans un petit logement qui appartenait à la famille, car depuis qu'il est à la retraite, il ne peu plus payer un loyer parisien. Sa retraite n'est en effet que de 800 € par mois.

Monsieur D. a donc contacté les deux seuls établissements vendéens qui accueillent des adultes en situation de handicap moteur, mais il n'y a pas de place...

Monsieur D. est inquiet face cette impossibilité de faire venir son fils près de lui ; il rapporte que son fils vit mal cet éloignement, qu'il régresse. En effet, c'est lui qui s'est toujours occupé de son fils qui aujourd'hui, se sent délaissé.

Et avec 800 € par mois, il est impossible à Monsieur D. de se payer le train régulièrement pour rendre visite à son fils.

21/09/2012

Manque de places en IME en Vendée. Alexandre n'évolue plus.

témoignage.jpgMadame N. nous rapporte l'impasse dans laquelle se trouve son garçon de 12 ans et demi, atteint d'autisme. Alors qu'il devrait être accueilli en IME comme le souhaite la famille, et conformément à une décision de la MDPH de Vendée, il n'y a pas de place disponible.

En mai dernier, la famille d'Alexandre a été soulagée lorsqu'elle a reçu la décision de la MDPH : Alexandre est orienté vers un IME. Toute la famille s'est préparée à ce changement : 3 IME ont été visités, et Alexandre, qui a pourtant des difficultés à exprimer un choix, a même choisi l'établissement qu'il préférait rejoindre.

Seulement voilà : il n'y a pas de place disponible. Un IME a indiqué aux parents que "le peu de places disponibles au sein de l'établissement ne permet pas de satisfaire le nombre toujours croissant des notifications préconisant une orientation en IME"

Alexandre a donc repris une scolarité en CLIS (Classe d'Inclusion Scolaire dans une école primaire). Déçu, le jeune garçon a le sentiment de ne rien apprendre. Il a fait remarquer à sa maman cette semaine que la poésie qu'il doit apprendre, il l'a déjà apprise l'année dernière...

La maman regrette de ne plus voir son enfant évoluer, d'autant plus qu'il ne bénéficie plus d'aucune prise en charge médico-sociale adaptée. Il stagne.

Le pire pour la maman c'est de n'avoir eu aucune piste : la MDPH lui a indiqué ne pas intervenir pour faire appliquer les notifications qu'elle rend.