15/05/2012

Vendée : galère pour obtenir un rendez-vous chez un médecin

Ouest France a mené l'enquête : pour obtenir un rendez-vous chez un spécialiste, c'est galère ou rapidité ?

A en croire les témoignages, c'est plutôt... galère. Extraits :

"La galère ! Le gyneco des Herbiers ne prend pas de nouveaux patients, tout comme le pédiatre ! Ne parlons pas des dentistes, ceux qui partent en retraite ne sont pas remplacés. Mais par contre vous aurez un rendez-vous chez l’ophtalmo puisqu’il va vous proposer un rdv dans le mois, moyennant un dépassement d’honoraire… !..."

" Cela fait 2 ans que je suis sur les herbiers et je n n’ai toujours pas de médecin traitant..."

"On dit que la médecine avance mais j’ai l’impression d’avoir fait un bond de 10 ans en arrière. Moi aussi je viens du Sud et c’est dur. De plus avec des enfants, on galère sans compter les secrétaires qui vous sourient au téléphone pour nous dire qu’ils ne prennent pas de nouveaux patients. Et je ne vous parle même pas quand il faut passer un irm et bien on en rigole plus non plus. J’ai des soucis aux cervicales mais si ça continue je vais faire des kilomètres mais j’irai me faire soigner dans mon sud."

Pour lire l'ensemble des témoignages, cliquez ici

02/05/2012

Renoncement aux soins: actes de colloque 2012 par la direction de la recherche, des études de l'évaluation et des statistiques

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L’accès aux soins est un enjeu extrêmement fort dans notre pays. Le rapport du Haut conseil de santé publique sur les inégalités sociales de santé préconise de prendre pour indicateur de suivi le renoncement aux soins pour raisons financières qui permet de repérer l’évolution de l’accès aux soins dans notre pays au niveau national, territorial et par groupe de population.

Gaétan Lafortune économiste à l’OCDE, présente des comparaisons internationales situant la France par rapport à d’autres pays de l’OCDE. Ces éléments de contexte aident à interpréter les comparaisons sur le renoncement aux soins pour raisons financières et sur d’autres indicateurs d’accès aux soins.

Par exemple, "L’étude du renoncement aux soins pour raisons financières confirme le lien entre couverture complémentaire et accès aux soins. Elle montre également que des facteurs socio-économiques de long terme, c’est-à-dire s’inscrivant tout au long de la vie des individus, sont à l’oeuvre dans l’accès financier aux soins. Même si la CMUC offre une protection contre le renoncement aux soins pour raisons financières aussi bonne que celle offerte par les meilleurs contrats individuels d’assurance maladie complémentaire, des disparités d’accès persistent, à niveau d’assurance donné, entre les groupes sociaux. Les résultats des travaux sur le renoncement suggèrent donc que la question de l’accès est plus vaste que celle du droit d’accès et qu’elle ne peut être totalement réglée ni avec l’universalisation de l’assurance santé ni avec l’attribution d’une complémentaire aux plus pauvres."

 

Vous pouvez prendre connaissance de l'enselmble des actes_sur le renoncement_aux soins_2012.pdf

Accès aux soins des plus démunis...

CMU, ACS, AME, dix ans après, revaloriser et simplifier les dispositifs pour réduire le non-recours à la couverture maladie et améliorer l’accès aux soins des plus démunis

Avis du CNLE du 5 juillet 2011 

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"Les membres du CNLE ont consulté avec intérêt le rapport sur l’évaluation de l’aide médicale de l’Etat (AME), publié le 9 juin 2011 par le Comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale. Ils tiennent à souligner, comme les auteurs du rapport, les députés Claude Goasguen et Christophe Sirugue, que ce dispositif est nécessaire et doit être préservé, pour des impératifs de santé individuelle et de santé publique qui imposent le maintien de l’accès aux soins."

Vous pouvez lire l'intégralité de l'Avis_CNLE_sur_acces_aux_soins.pdf

Payer peut nuire à votre santé: une étude de l'impact du renoncement financier aux soins sur l'état de santé...

 etude.jpg"Cet article propose d’analyser des déterminants du renoncement aux soins pour raisons financières, puis d’étudier ses conséquences sur l’évolution de l’état de santé quatre ans plus tard à partir des données de l’Enquête santé protection sociale (ESPS).L’analyse des déterminants du renoncement montre le rôle important joué par l’accès à une couverture complémentaire, au côté de celui de la situation sociale présente, passée et anticipée. L’analyse montre ensuite que les difficultés d’accès aux soins contribuent aux inégalités de santé."

 "Au-delà de l’aspect méthodologique, nous montrons que le renoncement aux soins pour raisons financières pointe un problème de santé publique parce qu’il touche une part importante de la population, qu’il est concentré dans certains groupes sociaux, et parce qu’au final, il affecte significativement l’état de santé général mesuré par l’état de santé subjectif. Notre étude montre que les barrières financières à l’accès aux soins ont un impact significatif sur l'état de santé de la population."

Vous pouvez lire l'intégralité de l'étude sur l'Impact du Renoncement Financier aux Soins sur l'Etat de Sante.pdf qui a été réalisée par l'Institut de recherche et de Documentation en Economie de la Santé (IRDES) www.irdes.fr