28/10/2014

Besoin d'un dermato ? Va donc à la pharmacie et débrouille toi !

témoignage.jpgMadame C. nous fait part de sa surprise suite au refus d'un dermatologue vendéen de lui proposer un rendez-vous.

"Depuis plusieurs mois ma fille a une vilaine verrue sur la main. C'est sacrément gênant car non seulement elle est coquette et en fait un complexe terrible, mais en plus elle a peur de contaminer les autres...

Nous avons commencé par tenter l'auto-médication, avec les conseils de la pharmacienne. Nous avons ainsi essayé plusieurs traitements : azote liquide pour bruler la verrue, gel à appliquer quotidiennement et homéopathie.

Rien n'y fait, la verrue résiste, persiste, grossit et s'enlaidit.

J'ai donc emmené ma fille chez le médecin généraliste qui nous a dit que seul un dermatologue pourrait faire quelquechose. J'ai donc contacté un des trois dermatologues de La Roche sur Yon. Et quelle n'a pas été ma surprise lorsque sa secrétaire m'a demandé le motif de la consultation pour finalement m'expliquer que le dermato ne s'occupait pas des verrues ! Pas assez fun pour lui visiblement...

Probablement ennuyée de me laisser comme ça sur le carreau, la secrétaire m'a conseillé d'aller à la pharmacie chercher un autre produit qui, selon elle, "offre de bons résultats"

A 27 € la boite, on va tester (de toute façon on a que ça à faire) mais franchement, je n'en reviens toujours pas. Et si finalement ce n'était pas une verrue et que tout ce qu'on applique ne fait qu'aggraver la situation ?

17/10/2014

"Gonglés les toublibs !" Témoignage

témoignage.jpgUn blogueur Vendéen a lancé un coup de gueule face à l'attitude des médecins, suite à cet article...

"On ne peut pas accéder dignement aux soins car les toubibs ont été parmi les premiers à faire pression sur le gouvernement pour que la loi de 2005 ne soit pas appliquée...

Remarquez au passage que beaucoup d'élus sont issus des professions libérales, parmi lesquelles on trouve qui ?
Nos toubibs gonflés bien entendu !!

Et maintenant il faut les aider...
Scandaleux !"

02/07/2014

La CPAM de Vendée donne raison à son assurée épuisée...

Nous vous racontions récemment le parcours de combattant imposé par la CPAM de Vendée à l'une de ses assurée. Madame P. se demandait si le but de la sécu était de l'épuiser... Voir ici.

Alors que le Représentant Départemental de l'APF a alerté le Président de la CPAM sur cette situation rocambolesque et que Madame P. a saisi la Commission de Recours Amiable de la Caisse, elle vient d'être informée que finalement la caisse accepte de prendre en charge ses transports.

Madame P. est soulagée. Elle a pu reprogrammer sans attendre les soins dont elle a tant besoin, et elle n'aura pas à saisir le tribunal.

28/05/2014

"La CPAM de Vendée cherche-t-elle à épuiser ses assurés sociaux ?" Coup de gueule d'une assurée épuisée

témoignage.jpgMadame P. est excédée. Malgré une récente décision de justice rendue par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) obligeant la CPAM a prendre en charge ses frais de transport, elle vient de recevoir une notification de refus à une nouvelle demande d'entente préalable pour effectuer ces mêmes transports à nouveaux prescrits par son médecin.

"Je suis écoeurée de voir qu'après m'être battue 33 mois (depuis août 2011 à aujourd'hui, avec saisie de la commission de recours amiable de la CPAM, puis du TASS, 2 passages en audience devant le Tribunal, 1 expertise médicale, pour finalement obtenir gain de cause le 21 mars 2014) la CPAM de Vendée refuse à nouveau mes transports pour me faire soigner (maladie orpheline, ALD accordée) sur la Roche sur Yon chez un praticien formé et expérimenté, et ce malgré les conclusions du TASS de mars dernier.

Je ressens de la colère face à la CPAM qui ne tient pas compte des conclusions de l'expert mandaté par le Tribunal, ni des conclusions du Tribunal pour ces nouvelles demandes de transport !

Pour chaque nouveau déplacement je dois en effet reformuler une demande d'entente préalable auprès de la CPAM. Ont-il donc prévu de m'opposer un refus chaque fois, m'obligeant ainsi à saisir le Tribunal chaque fois, et subir près de 3 ans de procédure ???

Je suis révoltée et usée de devoir me "battre" à nouveau car je dois gérer mes soins et c'est déjà très lourd...

J'ai le sentiments que ces personnes qui décident dans leur bureau de ma santé, de ma vie, sont buttées, bornées !!! J'aimerais qu'ils se mettent à la place des patients !!! Qu'ils soient atteints également de ma maladie rare : ils s'apercevront à quel point le quotidien est difficile...

D'autant plus qu'en l'absence de soins, faute de prise en charge des transports en Vendée, c'est en soins intensifs sur Paris que je me retrouve ! Elle est où l'économie pour la Sécu ? Elle est où le prise en compte de la santé des assurés par la CPAM de Vendée ?

Je suis dépitée. Pour moi, l'attitude de la CPAM est proche de l'acharnement."

Madame P. a gagné devant le TASS avec le soutien de l'APF qui l'a accompagnée juridiquement. L'association va bien entendu continuer à soutenir Madame et former un nouveau recours pour l'aider à faire valoir ses droits, et surtout sa santé.

L'APF a également alerté le Président de la CPAM de Vendée et demandé son intervention.

30/11/2013

Dépassement d'honnoraire excessif et injustifié chez l'ophtamologiste

témoignage.jpgMadame M. nous fait part de son indignation suite au dépassement d’honoraires appliqué par son ophtalmologiste.

"J'ai emmené mon petit garçon chez l'ophtalmologiste car mon médecin généraliste voulait un avis de spécialiste. A la Roche sur Yon, c'est connu, si vous ne voulez pas attendre un an, il n'y a qu'un seul ophtalmo chez qui aller... J'appelle donc ce spécialiste et là, bonne surprise, même pas besoin de préciser que c'est urgent, la secrétaire me propose d'emblée un rendez-vous dans la semaine.

J'arrive dans le cabinet, fais la queue à l'accueil pour m'annoncer, m’assois dans le couloir (la salle d'attente est remplie), et constate une vingtaine de personnes présentes qui comme moi, attendent leur rendez-vous avec le médecin qui exerce seul.

Avec juste une petite demi-heure de retard sur l'horaire annoncé, c'est notre tour.

J'entre avec mon petit garçon, l'installe sur mes genoux. L'ophtalmo prend une lampe de poche, éclaire son œil, confirme le diagnostic du médecin généraliste, tire le bas de l’œil, constate un petit problème supplémentaire, mais rien de grave.

Il tape le nom de 3 médicaments sur son ordinateur, dicte un court texte sur un dictaphone pour répondre à mon médecin, et voilà c'est fini, on se retrouve dehors tandis qu'il appelle le client suivant.

Rapide, efficace, simple. Une consultation en moins de 2 minutes, moins de 120 secondes tout compris.

Je refais la queue à l'accueil pour obtenir l'ordonnance et payer.

"62 euros s'il vous plait". Quoi ???? 62 euros ? Je pense avoir mal compris tellement ça ne me semble pas possible : 62 €, 400 francs quoi, une journée complète de travail quand on est au SMIC : 62 euros... Je fais répéter la secrétaire qui confirme. Je lui demande donc si c'est conventionné ou si on est en dépassement d’honoraires.

Elle m'indique qu'il y a un dépassement d'honoraires et que le remboursement se fera sur la base de 46 euros. Je suis déconfite.

Qu'un médecin veuille être rémunéré lorsqu'il nous reçoit en urgence, que cela bouscule son planning et donc lui donne du travail supplémentaire, pourquoi pas. Qu'un médecin veuille être rémunéré lorsqu'il effectue des examens qui nécessitent du matériel coûteux qui exige des investissements lourds, pourquoi pas. Qu'un médecin veuille être rémunéré lorsqu'il consacre beaucoup de temps à son patient, pourquoi pas.

Mais franchement, comment un médecin peut-il justifier un tel dépassement d'honoraires quand :

- il n'a consacré que 2 minutes pour la consultation et que ses assistantes n'ont rien eu à faire

- il n'a utilisé aucun matériel

- il n'a pas eu à bousculer son planning pour recevoir le patient ???

Ce dépassement d'honoraire est injustifiable et honteux.

Mon médecin généraliste qui applique des tarifs conventionnés a pris bien plus de temps que ce spécialiste, et en plus, il est moins bien payé qu'un pédiatre. La pharmacienne m'a consacré plus de temps que ce spécialiste, notamment pour m'expliquer comment utiliser les 3 médicaments, dans quel sens les administrer, et tout ça sans en être rémunérée...

Il y a un vrai problème que la sécu serait bien inspirée de prendre en compte si nous souhaitons maintenir notre système de santé et permettre à chacun d'accéder aux soins dont il a besoin..."

13/11/2013

Les cabinets des kinés ne sont pas accessibles ? Restez chez vous et la sécu paiera...

témoignage.jpgMadame S. s'inquiète quant à l'inaccessibilité des cabinets des kinésithérapeutes.

"Il semble que les kinés soient bien informés de l'obligation de rendre accessibles leurs cabinets. Quoi de plus logique me direz-vous, qu'un kiné accessible ? Si on va chez le kiné c'est bien qu'on a un problème ! Ben non, l'accessibilité chez les para-médicaux n'est pas une évidence, loin s'en faut !

Il semble aussi que nos kinés s'organisent pour trouver des parades et s'affranchir de la mise en accessibilité...  Le syndicat national des masseurs-kinésithérapeutes-rééducateurs vient de publier un document dans lequel il explique ceci :

 L'accessibilité n'étant obligatoire que dans la mesure où l'établissement assure une mission de service public (ce qui n'est pas le cas de la plupart des cabinets libéraux), on peut mettre en avant des mesures de substitution simples :

1- La possibilité de soigner à leur domicile les personnes qui ne pourraient avoir accès à notre cabinet du fait de leur handicap,

2- La possibilité de diriger les patients vers des cabinets accessibles voisins lorsque ceux-ci existent.

J'ai envie de poser une petite question d'ordre strictement financier (ben vi, l'intérêt des personnes, la question de la dignité humaine n'est même pas à poser : si c'est l'humanisme qui guidait la réflexion et la décision humaine, ça fait belle lurette que tout serait accessible et qu'on n’exclurait pas ainsi toutes les personnes handicapées motrices...)

Question donc : vaut-il mieux payer durant les décennies à venir les frais de déplacement des kinés, ou vaut-il mieux investir pour une mise en accessibilité de leurs cabinets ? Vaut-il mieux continuer à creuser encore un peu plus le trou de la sécu pour faire perdurer la ségrégation envers les personnes handicapées, ou vaut-il mieux faire preuve de courage en imposant la mise en accessibilité de ces espaces dits de santé ?"

Pour lire le document du syndicat, cliquez ici. Il s'agit d'un communiqué de presse du 1er novembre

Le 9 novembre, ce même syndicat publiait un autre communiqué qui se conclut par: "comme le million de patients soignés chaque jour, ayez le réflexe kiné !" (voir ici)

Nous on a envie de dire aux Kinés : "Par respect des 2,3 millions de Français handicapés moteurs, et de toutes les personnes à mobilité réduite (personnes âgées, parents de jeunes enfants en poussette, blessés temporaires), ayez le réflexe accessibilité !"

Des médecins agréés non accessibles, même par les sous-sols...

témoignage.jpgMadame L. est indignée de constater que les cabinets des médecins agréés de Loire-Atlantique qui doivent rendre un avis médical obligatoire en vu du renouvellement des permis de conduire des personnes en situation de handicap ne sont même pas accessibles.

"Je tiens à vous faire part de mon étonnement, pour ne pas dire plus.

Mon amie a pris rendez-vous auprès de l'un des médecins agréé de la liste, et s'y est donc rendue en fauteuil roulant électrique. Ho surprise ! Trois marches ne lui permettaient pas d'entrer ! Il fallait passer par un garage en sous-sol pour accéder à l'ascenseur... Et là, re-surprise : l'ascenseur était trop petit pour y entrer en fauteuil électrique !

Non seulement ces médecins agréés sont imposés aux personnes en situation de handicap, mais ils ne sont même pas accessibles !"

06/10/2013

Les dentistes ne doivent pas être de simples arracheurs de dents !

témoignage.jpgMonsieur B. a subi une drôle de déconvenue avec son dentiste qui a entamé des soins, sans lui préciser qu'il refuserait d'aller jusqu'au bout... Au final il se retrouve sans dent et sans dentiste.

"Lors d'une visite de contrôle chez mon dentiste, il a repéré une dent fêlée. Je ne m'étais rendu compte de rien car cela ne provoquait ni gène ni douleur. Il m'a expliqué qu'à terme la dent pourrait se casser et m'a conseillé de la retirer, ce que j'ai accepté. Dans la foulée, la dent fêlée est donc arrachée.

Lorsque j'ai souhaité fixer un prochain rendez-vous pour poser un implant, mon dentiste a refusé ! Je suis en situation de handicap et il refuse de me poser un implant estimant que "c'est trop risqué". Avec mon épouse, on a passé des dizaines de coups de téléphone : d'abord aux alentours de notre commune, puis sur l'ensemble de la Vendée, et au final partout en France jusqu'en Alsace ! Aucune dentiste n'a accepté de me soigner.

C'est finalement un dentiste qui nous a parlé de l'école de dentistes de Nantes qui prend des patients pour permettre aux étudiants de s'entraîner... Je n'ai pas encore effectué les démarches et je crois bien que je vais laisser tomber, et rester sans ma dent...

Si mon dentiste m'avait dès le départ informé qu'il refuserait d'aller au bout des soins, je n'aurais pas accepté qu'il m'arrache la dent, et je l'aurais conservée ainsi puisque cela ne me gênait en rien..."

02/09/2013

Par manque de dentistes en Vendée, j'étais obligé de rester sans dent...

témoignage.jpgMonsieur A. a perdu une dent sur pivot juste avant Noël. Son dentiste ne voulait pas le prendre en urgence alors que pour lui, il n'était plus question de sortir ou de rencontrer du monde, et encore moins de participer aux fêtes de famille dans cet état !

"C'est quand même lamentable de devoir en arriver là ! Rendez-vous compte : j'ai perdu ma dent montée sur pivot juste avant Noël. La secrétaire de mon dentiste ne voulait rien entendre et ne voulait pas me donner de rendez-vous avant le mois de janvier. J'ai donc décidé de me rendre chaque jour au cabinet et d'y passer mes journées tant que je ne serai pas pris en charge par mon dentiste. Je n'avais de toute façon plus que ça à faire, parce qu'avec une dent en moins devant, il est impensable d'avoir la moindre vie sociale !

Mon dentiste s'est demandé ce que je faisais là, et quand je lui ai expliqué, il m'a reçu dans son cabinet. Cela ne lui a pris que quelques minutes que de remettre ma dent ! Heureusement qu'il s'est montré plus humain que sa secrétaire..."

26/08/2013

Manque de dentistes en Vendée, débrouille toi avec ton abcès !

témoignage.jpgMadame I. est en colère. Cela fait 15 ans qu'elle consulte le même dentiste avec ses enfants et quand elle a voulu prendre un rendez-vous pour son mari : refus !

"Mon mari a eu un abcès et devait consulter en urgence un dentiste. J'ai évidemment appelé mon dentiste : ça fait 15 ans qu'on est client chez lui, que chaque année on fait les visites de contrôle. Je m'attendais à tout sauf à un refus aussi catégorique de sa part ! Il n'a jamais voulu recevoir mon mari, même avec cette urgence ! C'est quand même incroyable ces médecins qui vous laissent tomber.

On a donc été obligé de faire le tour de tous les dentistes du secteur, et on a fini par touver un jeune qui venait de s'installer. Du coup il avait de la place et il a bien voulu soigner mon mari.

Moi je viens tout juste de me casser un petit bout de dent et mon dentiste de famille ne peut me prendre que dans 3 mois ! J'ai donc appelé le nouveau dentiste de mon mari, et c'est vers lui que je vais pouvoir être soigné dans la semaine."